Le retour à la nature

Aujourd'hui, l'avifaune multiple et variée (Sarcelle d'hiver, Fauvette pitchou, Busard des roseaux, Grue cendrée...), les nombreuses espèces sédentaires (Chevreuil, Lièvre...), les végétaux rares (Lycopode des tourbières, Sérapia à petites fleurs...), la présence d'espèces animales remarquables (Loutre, Fadet des Laîches...)... sont des témoins de la réussite du retour de la nature.

Tant est si bien que le site est engagé dans une démarche de classement en Réserve Naturelle Nationale. Pour sa création, plusieurs étapes se succèdent  :

  • Sa création est initiée par l’administration (Ministère, préfet)
  • Le CNPN (commission des aires protégées) est consulté sur la valeur patrimoniale du site
  • Le préfet engage les consultations nécessaires, instruit le projet, déclenche l’enquête publique, en respect du code de l’expropriation pour nécessité d’utilité publique avec affichage en mairies et notification aux propriétaires. 

L'enquête publique se déroule du 15 mars au 15 avril 2021 (undefinedAvis).

  • Il recueille l’avis des collectivités territoriales concernées
  • Le rapport d’enquête et les avis sont communiqués à la CDESI et à la CDNPS
  • Le dossier retourne au Ministère, avec avis du CNPN, puis consultation interministérielle ; un avis est rendu sous 3 mois.
  • Le Ministère publie un décret de classement. L’acte de classement précise les limites de la réserve, liste ce qui est réglementé ou interdit : travaux, activités de loisirs ou non, circulation, chasse, pêche, prélèvements, usages, etc….
  • Le préfet publie l’acte de classement, et fait procéder aux affichages

Ainsi, à l'issue des 32 années d'activité minière sur les 2 716 hectares, que composaient la mine et la centrale thermique, et qui ont conduit au début à la création d'un paysage artificiel et abiotique, la nature est sacralisée.

L'Homme a permis cette évolution bien sûr en protégeant le site et son devenir mais aussi en accompagnant le retour à la nature.

Les travaux de réhabilitation, réalisés par EDF, visant  à reconstituer un écosystème complexe (juxtaposition de plusieurs milieux) ont consisté en :

  • la stabilisation des sols : reprofilage des berges des anciennes excavations et remodelage de certains terrils ;
  • l'amélioration de la qualité des sols par apport d'éléments fertilisants et travail du sol ;
  • l'amélioration de la qualité des eaux et de la productivité par apport de chaux dans certains plans d'eau ;
  • la lutte contre l'érosion des sols par revégétalisation et notamment des plantations d'arbres ;
  • la maîtrise hydraulique  par la réalisation d'ouvrages hydrauliques ;
  • l'accessibilité à la totalité du site....

L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage avait apporté, de 1981 à 1994, son assistance technique à EDF pour les travaux de réhabilitation du site dont le coût s’est élevé à 14 M€.

L'évolution naturelle a conduit enfin à créer un espace atypique et unique.