Le temps de la mine

A partir de 1958, EDF décide, pour répondre aux besoins en électricité, d'exploiter, à ciel ouvert, le gisement de lignite d'Arjuzanx, afin d'alimenter une centrale thermique.

Pour atteindre la couche de lignite,  il était nécessaire d'extraire 25 à 30 mètres de morts-terrains ou « stériles » composés de sables et d'argiles. Le chantier d'excavation était conduit par 2 excavateurs à roue-pelle de 1000 m3/h, qui enlevaient, en plusieurs passages, les morts-terrains.

Prenant le relais des excavateurs, 2 dragues à godets de 500 tonnes/h  enlevaient, en un seul passage, la couche de lignite, d'une épaisseur de 2 à 7 mètres.

Dans les excavations, les eaux provenant des nappes ou de la pluie étaient pompées et envoyées dans le réseau hydrographique après passage dans des bassins de décantation.

Les matériaux extraits étaient acheminés à l'aide de bandes transporteuses (tapis roulants) :

  • les morts terrains, vers des engins de rejet, appelés « sauterelles », et d'épandage dans d’anciennes excavations ou sur des terrains naturels;
  • le lignite, vers le silo de stockage ,d’une capacité de 20 000 tonnes, de la centrale.

Les principaux chiffres de l’exploitation :

  • 901 hectares exploités en 4 tâches d'excavation
  • 18,4 milliards de Kwh produit
  • 196 millions de m3 de morts-terrains déplacés
  • 32,5 millions de tonnes de lignite extraits