L’hivernage 2020 /2021

Comptage des Grues cendrées aux dortoirs de la Réserve d'Arjuzanx

20 sept.2020 : 1 1 oct. 2020 : 6 15 oct. 2020 : 47
19 oct. 2020 : 2 664 29 oct. 2020 : 2 329 02 nov. 2020 : 1 944
5 nov. 2020 : 4 670 6 nov. 2020 : 10 975 9 nov. 2020 : 14 205
13 nov. 2020 : 15 586 16 nov. 2020 : 17 505 26 nov. 2020 : 17 137
30 nov. 2020 : 15 621 3 déc. 2020 : 16 800 7 déc. 2020 : 8 582
14 déc. 2020 : 901 17 déc. 2020 : 3 149 24 déc. 2020 : 10 489
28 déc. 2020 : 10 971 31 déc. 2020 : 486 4 janv. 2021 : 1 106
11 janv. 2021 : 11 578 18 janv. 2021 : 13 888  

Déroulement de l'hivernage

La 1ère grue est vue le 20 septembre sur le Plateau des grues au Sud de la Réserve.

Un groupe de 5-6 individus est par la suite observé régulièrement début octobre soit en vol en direction de la zone de gagnage soit sur le site, se déplaçant d'une zone à l'autre. En parallèle, le premier grand mouvement migratoire est observé en Allemagne et un rassemblement conséquent de plus de 65 000 grues près de Berlin est signalé.

Du 13 au 16 octobre, une migration importante est observée à la faveur du vent du Nord et une belle météo. 56 000 grues seront comptées à Marbourg (lieu de migration avec comptage des passages). Les grues arrivent en Champagne : le lac du Der accueillent alors en halte migratoire des milliers de grues qui arrivent par flot du Nord de l'Europe (53 445 grues le 18/10).

Arjuzanx accueille la première vague d'oiseaux migrateurs. Le 19/10, 2 664 grues sont comptées le matin au dortoir.

Une petite nouvelle migration se déroule vers le 20 octobre.

La 3ème vague va concerner toute l'Europe et va être massive. Des vols importants sont signalés toujours à Marbourg à la frontière allemande début novembre. La migration dure quelques jours et en particulier du 3 au 7 novembre et elle est spectaculaire (204 000 grues sont dénombrées en migration).

La migration se déroule sur tout le pays (les observateurs nombreux sur le couleur signalent leur passage) et les effectifs augmentent progressivement à la Réserve : 1 944 le 2 novembre, 4 670 le 5 novembre, 10 975 le 10 novembre et 14 205 le 9 novembre. Au lac du Der 24 015 grues sont comptées au matin du 8 novembre.

A cette date 286 000 oiseaux ont migré de l'Europe du Nord vers la France et l'Espagne. Ce chiffre n'est pas exceptionnel, en 2019 à la même date, c'était 283 000 grues qui avaient déjà migré. Le caractère spectaculaire de la saison est lié au cumul des jours de migration dans de très belles conditions météorologiques permettant de les observer, de les entendre.

Les effectifs se stabilisent puis deux épisodes pluvieux se déroulent. Le 1er début décembre provoquant une baisse des grues dans la réserve, ces dernières trouvant de bonnes conditions pour passer la nuit en sécurité dans les champs inondés ou les marais inondés. 901 grues sont comptées le 14 décembre ! Le 2ème épisode, plus marqué compte tenu de l'importance des précipitations, a démarré après Noël. Les pluies ont provoqué d'importantes inondations dans la région. 486 grues ont comptées le 31 décembre mais dans certains champs inondés, lagunes ou marais, d'importants dortoirs se forment : une lagune très proche du site abrite environ 2 050 grues ; certains champs accueillent

Une vague de froid démarre la 1ère semaine de janvier, provoquant des déplacements de grues depuis certainement la Champagne, l'Allier, la Creuse... Des arrivées sont notées les 9 et 10 janvier. Certaines grues ne font qu'une halte. Le 11 janvier, 11 578 grues sont comptées au lever du jour aux sortirs des dortoirs gelés (t° de -5°C).