L’hivernage 2021 /2022

Comptage des Grues cendrées aux dortoirs de la Réserve d'Arjuzanx

8 oct. 2021 : 8 10 oct. 2021 : ~500 14 oct. 2021 : 1 973
18 oct. 2021 : 1 694 25 oct. 2021 : 2 218 28 oct. 2021 : 4 720
4 nov. 2021 : 8 924 8 nov. 2021 : 5 189 16 nov. 2021 : 15 410
18 nov. 2021 : 14 970 29 nov. 2021 : 36 250 2 déc. 2021 : 26 294
6 déc. 2021 : 20 249 8 déc. 2021 : 16 594 20 déc. 2021 : 20 617
23 déc. 2021 : 20 249 27 déc. 2021 : 23 353 30 déc. 2021 : 19 983
3 janv. 2022 : 19 537 6 janv. 2022 : 19 256 10 janv. 2022 : 19 744
13 janv. 2022 : Annulé 17 janv. 2022 : Annulé 20 jan.2022 : 20 484
24 janv. 2022 : 19 111 27 janv. 2022 : Annulé 31 jan.2022 : Annulé
03 fév. 2022 : Annulé 07 fév. 2022 : 21 815 10 fév. 2022 : 11 478
14 fév. 2022 : 6 833 17 fév. 2022 : 5 781 21 fév. 2022 : 2 908

Déroulement de l'hivernage

Les 1ères grues sont vues le 8 octobre sur le Plateau des grues au Sud de la Réserve. Il y a 8 grues en halte migratoire. Cette arrivée correspond à une première vague de migration partie d'Allemagne : du 8 au 10 octobre, près de 95 000 grues passent la frontière. Durant le week-end des arrivées et des départs sont notés : halte de 500 oiseaux le dimanche 10 octobre.

Le 1er comptage de la saison a lieu le 14 octobre : 1 973 grues sont comptées.

Peu de mouvements migratoires sont observés jusqu'au 24 et 25 octobre et les chiffres n'évoluent que très sensiblement (toujours à la frontière allemande 115 000 grues passent en ces 2 jours).

Le 28 octobre, 4 720 grues sont comptées à l'issue de cette 2ème vague. La majorité des oiseaux stationnement toutefois en Champagne où le 27 octobre, 65 730 grues sont dénombrées. Sur ce même site, le 31/10, il reste 36 700 grues.

A Arjuzanx, des arrivées sont vues le 3/11 et entendues dans la nuit. Le matin du 4/11, dans de mauvais conditions de visibilité, sont comptées 8 924 grues (chiffre sous-estimés).

Les effectifs n'évoluent globalement plus jusqu'à la grande vague de migration du 22 au 24 novembre.

Jour et nuit, des arrivées massives sont observées et le franchissement des Pyrénées ne pouvant se faire, les oiseaux stationnent sur le site. Le comptage du 25/11 est annulé par manque de visibilité mais de mémoire, la concentration est tellement importante : jamais le site n'a connu une telle affluence. Le stationnement est estimé à 80 000 grues a minima. Cet épisode se poursuit jusqu'au 26/11, date de départ des grues à la faveur d'une fenêtre météorologique favorable.

Le 29/11, les conditions météo permettent de compter 36 250 grues. Les mouvements de grues se poursuivent et le 2/12, ce sont 26 294 grues qui sont comptées puis, 20 249 le 6/12.

A partir de cet te date, les effectifs se stabilisent à environ 20 000 grues.

Un dernier événement tardif (fin décembre) est observé : une petite vague de migration quelques jours avant le 1er de l'an amène une petite hausse des effectifs. Cette hausse est enregistrée au comptage du 27/12 (23 353 grues).

Depuis les effectifs sont stables. L'hivernage est alors installé : environ 19 000 à 20 000 grues sont comptées régulièrement.

Le comptage de la mi-janvier est établi le 20 janvier avec 20 484 grues.

La météo se montre particulièrement difficile et de nombreux matins de brouillards nuisent à la réalisation de comptages. Les effectifs présents sont a priori stables vu les rentrées observées en fin de journée.

Un petit mouvement migratoire voit jour le 5 février. Environ 1000 grues arrivent d'une migration depuis le Sud en milieu de journée sur le site.

Le comptage du 7 février confirme le début de la migration pré-nuptiale puisque 21 815 grues sont comptées au lever du jour. En parallèle les 1ers oiseaux sont observés de retour en Allemagne. Le 5 février, en Hesse, environ 13 000 grues sont observées en migration active.

Depuis cette date, la migration pré-nuptiale se fait bel et bien ressentir. Des mouvements sont notés le 5-6 février. Le comptage du 10 février témoigne des mouvements puisque 11 479 grues sont comptées à la sortie des dortoirs.

La journée du 12 février est également une journée de migration, des vols passent en migration active en début d'après-midi et des grues présentes sur le site rejoignent cette vague de départ.

Le 14 février, 6 833 grues sont encore présentes, puis le 17 février, 5 781 grues.

Le départ des grues est massif depuis l'Espagne et le passage des vols de grues n'est que constaté à la réserve d'Arjuzanx : les grues ne font pas de halte nocturne, simplement un transit pour poursuivre le voyage. La migration a été, en effet,massive depuis le 18 février, quelques 30 000 grues quittent le barrage de Sotonera, près de Huesca de l'autre côte des Pyrénées et à la lagune de Gallocata, ce sont  111 110 grues qui sont comptées le 17/2, témoignant de l'important flux migratoire venant du sud de l'Espagne.

Le 21 février, il reste encore 2 908 grues.